Mise à jour: 30/08/2010

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- L'armée a procédé à son "plus grand remaniement depuis des décennies"
- Le partis d`opposition denoncent le cout d`iscription aux elections
- Le scandale Barclays souligne la nécessité de durcir les sanctions
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Birmanie: l'armée a procédé à son "plus grand remaniement depuis des décennies
AFP - 28 aout 2010

La junte birmane a procédé à son plus important remaniement "depuis des décennies", a estimé samedi une source militaire, confirmant de grandes manoeuvres à quelques semaines d'élections législatives soigneusement verrouillées. Le général Thura Shwe Mann, troisième homme de la junte, que certains présentent comme devant être, à terme, le successeur du généralissime Than Shwe au sommet de l'Etat, a, ainsi que toute une génération de cadres, abandonné l'uniforme. "Plus de 70 officiers supérieurs de l'armée ont changé d'affectation. Nous pouvons dire qu'il s'agit du plus grand changement au sein de l'armée depuis des décennies", a commenté cet officier sous couvert de l'anonymat. "Nos responsables ont depuis longtemps prévu de maintenir l'activité de l'armée avec une nouvelle génération. C'est pourquoi les officiers supérieurs au-dessus de 60 ans ont pris leur retraite avant les élections". Win Min, analyste birman basé aux Etats-Unis, a confirmé qu'il s'agissait du "plus grand remaniement militaire depuis 1988", année de la chute du général Ne Win après 26 ans de dictature. En revanche, le départ de l'armée des numéros un et deux de la junte, le généralissime Than Shwe et le général Maung Aye, annoncé vendredi par un site d'exilés birmans et objet de multiples rumeurs, a été démenti.

Les deux officiers "vont bientôt prendre leur retraite", a affirmé samedi à l'AFP une source gouvernementale. "L'ordre n'est pas encore sorti par écrit même si cela a été prévu", a-t-elle ajouté, pronostiquant que cela interviendrait "après les élections". Plusieurs experts considéraient ces derniers mois que Than Shwe, qui dirige le pays d'une main de fer depuis 1992, prendrait congé de l'armée et briguerait, après le scrutin, le poste de président prévu par la Constitution de 2008. Ces élections, organisées le 7 novembre, constituent l'un des dernières étapes de la voie birmane vers une "démocratie disciplinée". Mais les lois électorales garantissent un quart des sièges des parlements national et régionaux aux militaires du rang, et les partis d'opposition se sont plaints de pressions de tous ordres. La communauté internationale juge le processus dénué de toute crédibilité, et dénonce une volonté de la junte de se muer en un régime d'apparence civile sans céder une once de pouvoir.

Si ce remaniement majeur offre l'opportunité à une nouvelle génération d'officiers de gravir les échelons de la "Tatmadaw", la junte birmane, il permet aussi aux nouveaux "retraités" de se préparer pour les législatives. Beaucoup vont se présenter, évidemment sous les couleurs du Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), récemment créé de toutes pièces par le régime. Selon des sources concordantes, l'ex-général Thura Shwe Mann serait ainsi candidat dans l'une des circonscriptions de Naypyidaw, la nouvelle capitale birmane bâtie en 2005, à 400 kilomètres au nord de Rangoun.Ces législatives seront les premières depuis celles, il y a vingt ans, remportées par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi. Ses résultats n'avaient jamais été reconnus officiellement. La LND n'a aucune chance de recréer une surprise semblable : elle a boycotté le prochain scrutin, et sa fondatrice et Prix Nobel de paix en est exclue, car elle purge toujours une peine de résidence surveillée, comme pendant la majorité des vingt dernières années.

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Le partis d`opposition denoncent le cout d`iscription aux elections
AP - 30 aout 2010

Les partis d'opposition à la junte militaire birmane dénoncent le montant des frais d'inscription exigés pour les candidats aux premières élections organisées dans le pays ces 20 dernières années. Tous les candidats souhaitant participer au scrutin du 7 novembre prochain doivent verser à la commission électorale 500.000 kyats (500 dollars/393,5 euros) d'ici à lundi, une somme exorbitante dans un pays où le salaire mensuel moyen d'un instituteur tourne autour des 70 dollars (55 euros).

La junte présente ces élections comme une étape-clé pour passer le pouvoir après cinquante ans de domination militaire, mais beaucoup de critiques n'y voient qu'une mascarade. Ce système d'inscription des candidats constituent un des points les plus critiqués car en faveur de la junte. La date des élections a été annoncée par la junte le 13 août dernier, laissant jusqu'à ce lundi soit seulement deux semaines aux partis pour présenter leur liste de candidats.

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Birmanie: le scandale Barclays souligne la nécessité de durcir les sanctions
HNS - 30 aout 2010

L’annonce de l’accord conclu entre Barclays Bank et le Département de la Justice des Etats-Unis prévoyant le paiement d’une sanction de 298 millions de dollars au titre de non-respect des sanctions contre la Birmanie et d’autres pays met en lumière, une fois à nouveau, la nécessité de renforcer et d’étendre les sanctions internationales contre la Birmanie, d’après la CSI. La Fédération des syndicats de Birmanie (FTUB) affiliée à la CSI estime, pour sa part, que si la junte birmane a annoncé la tenue de prétendues élections le 7 novembre c’est avant tout pour détourner l’attention d’une profonde crise sociale et économique qui serait en train de couver dans le pays. Les récriminations et les divisions au sein de l’armée concernant diverses questions, y compris les problèmes financiers, continuent de croître.

Maung Maung, secrétaire général de la FTUB, a évoqué les violations flagrantes incessantes des droits humains et syndicaux fondamentaux en Birmanie, outre les moyens déployés par la Junte pour fomenter les tensions ethniques. « Pour se maintenir au pouvoir, le régime a recours au travail servile, au viol et à la torture. Les syndicats sont interdits et les geôles regorgent de personnes qui ont osé rompre le silence. » L’heure est désormais venue pour les auteurs de ces crimes odieux de répondre de leurs actes. Au lieu de se lancer dans des politiques d’engagement peu critiques, susceptibles de renforcer le régime, il est grand temps que les gouvernements obligent la junte birmane à mettre en pratique les recommandations faites il y a 12 ans par la Commission d’enquête sur le travail forcé de l’Organisation internationale du travail.

« Face à la campagne de propagande ourdie par la junte militaire autour du simulacre d’élections en novembre, il est d’autant plus important que la communauté internationale démontre sa détermination en dénonçant haut et fort cette nouvelle attaque contre les aspirations légitimes et démocratiques du peuple birman. Le fait que les gouvernements restent muets à un tel moment et permettent dans le même temps aux entreprises de commercer comme d’habitude avec le régime est outrageant. Les gouvernements doivent envoyer un message clair et durcir les sanctions dès à présent, y compris dans les domaines des finances et des assurances. L’Union européenne, en particulier, doit redoubler ses pressions », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

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-  Aung San Suu Kyi suggère à ses partisans de ne pas voter
-  Douarnenez: Aung San Suu Kyi citoyenne d'honneur
-  Birmanie : les Etats-Unis montent d’un cran
-  La Birmanie suspend la délivrance de visas avant les elections
-  Birmanie: appel à libérer des prisonniers
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Aung San Suu Kyi suggère à ses partisans de ne pas voter
7sur7 - 25 aout 2010

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, qui boycotte les prochaines législatives, suggère que les partisans de son parti aujourd'hui interdit s'abstiennent de voter, a indiqué mercredi son porte-parole et avocat. La prix Nobel de la paix a appris par les médias que des électeurs s'interrogeaient sur ce qu'ils devaient faire le 7 novembre lors du premier scrutin organisé dans le pays depuis 20 ans, a indiqué Nyan Win, lui même ancien cadre de la défunte Ligue nationale pour la démocratie (LND).

"Elle a dit que ceux qui ne voulaient voter que pour la LND pouvaient ne pas voter", a-t-il expliqué à l'AFP, ajoutant que l'opposante au régime militaire n'avait "rien dit sur le choix du peuple" d'une façon plus générale. Nyan Win a pu rencontrer Mme Suu Kyi mardi dans la résidence familiale de Rangoon où elle est confinée sur ordre de la junte. Mardi, il l'avait déjà cité appelant les Birmans à la plus grande vigilance sur le déroulement des élections, quand bien même elle les boycottait.

"Elle a dit que la loi électorale était injuste et que si même cette loi injuste n'était pas respectée, cela tournerait à l'anarchie", a-t-il précisé mercredi. L'opposante âgée de 65 ans a passé la majeure partie des vingt dernières années privée de liberté et a été exclue du prochain scrutin, peu après lequel elle serait en principe libérable.

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Douarnenez: Aung San Suu Kyi citoyenne d'honneur
Le Telegramme - 25 aout 2010

Hier, dans le cadre du Festival du Cinéma, le sénateur-maire Philippe Paul a nommé le prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, «citoyenne d'honneurde Douarnenez». En s'opposant à la répression que subit cette leader politique birmane harcelée par la junte au pouvoir, Douarnenez rejoint d'autres villes comme Paris, Strasbourg, Blois et Rouen. Pour son combat auprès d'Aung San Suu Kyi, Jane Birkin a, de son côté, reçu la médaille de la ville de Douarnenez.

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Birmanie : les Etats-Unis montent d’un cran
StreetGeneration - 25 août 2010

On l’aura compris,  Barack Obama aura voulu changer la politique diplomatique des Etats-Unis. Et souvent, pour  notre bien à tous. L’administration américaine après avoir pris la mesure de vingt ans d’une politique de sanction à l’égard de la Birmanie, avait sous Obama décidé de jouer la carte des émissaires chinois dans la région. Mais cela n’a donné aucun succès et les Etats-Unis haussent aujourd’hui le ton.

 Washington souhaite ainsi l’ouverture d’une commission d’enquête mandatée par l’ONU pour mettre à jour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par la junte birmane, au pouvoir depuis 1992. Les militaires birmans se sont rendus coupables de beaucoup d’attaques graves contre les civils : l’arrestation d’opposants politiques (dont la tristement célèbre Aung San Suu Kyi), exécutions sommaires, tortures, emploi d’enfants soldats.

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La Birmanie suspend la délivrance de visas avant les élections
L`Express - 23 aout 2010

Le général birman Than Shwe le jour des Forces armées, dans la capitale Naypyidaw. Les autorités birmanes ont suspendu la délivrance de visas touristiques pour les séjours prévus à partir de septembre, soit deux mois avant la tenue d'élections législatives sans précédent depuis près de vingt ans, a-t-on appris de source autorisée. (Reuters/Soe Zeya Tun)

La junte au pouvoir a autorisé la délivrance de visas touristiques en mai pour promouvoir l'activité, mais la mesure sera levée le 1er septembre, a déclaré à Reuters un haut fonctionnaire ayant requis l'anonymat.

Les élections législatives du 7 novembre, première consultation nationale depuis 1991, sont largement considérées comme une manoeuvre destinée à raffermir le pouvoir de l'armée.

"Nous pensons que le réel objectif de cette mesure est d'empêcher des reporters étrangers et des observateurs de pénétrer dans le pays avant les élections du 7 novembre", a estimé le représentant d'un tour-opérateur.

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Birmanie: appel à libérer des prisonniers
AFP - 13 aout 2010

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte la junte militaire au pouvoir en Birmanie à libérer les prisonniers politiques avant les élections, a déclaré aujourd'hui son porte-parole, Martin Nesirky. Ayant "pris note" de l'annonce que les élections auront lieu le 7 novembre, M. Ban "réitère son appel aux autorités birmanes à honorer la promesse qu'elles ont faite publiquement de tenir des élections libres, équitables et sans exclusive, afin de faire avancer les perspectives de paix, de démocratie et de développement en Birmanie", a dit M. Nesirky.

"Le secrétaire général exhorte fermement les autorités à assurer que les libertés fondamentales de tous les citoyens soient respectées et à libérer sans retard tous les prisonniers politiques encore détenus, afin qu'ils puissent participer librement à la vie politique de leur pays", a-t-il ajouté.

Les généraux au pouvoir en Birmanie ont fixé au 7 novembre des élections législatives, organisées pour la première fois depuis vingt ans mais dont la communauté internationale estime déjà qu'elles seront dépourvues de toute légitimité

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-  En Birmanie, des élections hautement controversées sont fixées au 7 novembre
-  Règles draconiennes pour la campagne électorale en Birmanie
-  Réagir Birmanie: le parti soutenu par la junte ouvre des bureaux dans le pays
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En Birmanie, des élections hautement controversées sont fixées au 7 novembre
AFP - 13 août 2010

Les généraux au pouvoir en Birmanie ont fixé au 7 novembre des élections législatives, organisées pour la première fois depuis vingt ans mais dont la communauté internationale estime déjà qu'elles seront dépourvues de toute légitimité démocratique. Le scrutin sera marqué par l'exclusion de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, 65 ans, qui a passé la majeure partie des 20 dernières années en prison ou en résidence surveillée et dont le parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été dissous en mai pour avoir décidé de boycotter le scrutin.

Les dernières législatives en Birmanie remontent à 1990. La LND de Mme Suu Kyi, fondée en 1988 après un soulèvement contre la junte de l'époque, avait très largement gagné le scrutin, mais les résultats n'ont jamais été reconnus par les militaires. Cette fois-ci, un quart des sièges au Parlement seront réservés aux militaires, ce qui devrait éviter à la junte du généralissime Than Shwe tout risque de revers majeur.

"Le régime militaire a retenu la leçon, il utilise donc tous les moyens possibles pour que ses partisans remportent les élections", a estimé Naing Aung, membre du Forum pour la démocratie en Birmanie, basé en Thaïlande. Parmi la quarantaine de formations enregistrées pour le scrutin figure le Parti de l'Union, de la solidarité et du développement (USDP) créé par le Premier ministre Thein Sein et plusieurs ministres qui ont récemment quitté l'armée.

"S'il y avait un processus libre et équitable, nous sommes convaincus à 100% que les partis soutenus par les militaires ne gagneraient pas", a ajouté Naing Aung. En mars, des lois encadrant strictement les élections ont interdit aux partis de conserver parmi leurs membres tout prisonnier politique. La LND a dû choisir entre renoncer au scrutin ou exclure Mme Suu Kyi qui purge actuellement une énième peine d'assignation à résidence. Le parti a décidé de boycotter les élections et a été dissous. Certains de ses cadres, en désaccord avec cette stratégie, ont créé la NDF (Force nationale démocratique).

Les élections "ne peuvent pas être libres et justes", a déclaré à l'AFP Nyan Win, longtemps porte-parole de la LND. "Nous ne jouissons toujours pas de la liberté d'expression ou d'information". Sans leur dirigeante charismatique, icône de la résistance pacifique au pouvoir militaire, la NDF et tout autre parti d'opposition ont peu de chances de rééditer le triomphe de la LND en 1990. Réagissant à l'annonce de la date du scrutin, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la junte à libérer les prisonniers politiques avant le 7 novembre.

M. Ban "réitère son appel aux autorités birmanes à honorer la promesse qu'elles ont faite publiquement de tenir des élections libres, équitables et sans exclusive", a déclaré son porte-parole Martin Nesirky.Le gouvernement britannique a lancé un appel similaire en soulignant qu'autrement, le scrutin "n'aura pas de légitimité ni de crédibilité au niveau international".

De son côté, le département d'Etat américain a estimé vendredi que les élections ne pourront pas être "crédibles", compte tenu de l'"atmosphère politique répressive" qui règne dans le pays. Certains partis pro-démocratiques birmans ont déjà émis des réserves sur la préparation du vote. Thu Wai, président du Parti démocratique, a dénoncé des manoeuvres d'intimidation menées par la police, dont ont été victimes certains de ses membres. Un autre candidat, Phyo Min Thein, ancien prisonnier politique, a démissionné de la présidence du Parti de l'union démocratique en affirmant qu'il ne participerait pas à un scrutin "ni libre, ni équitable". Le mois dernier, les Etats-Unis avaient exprimé leur inquiétude devant un "processus électoral défectueux" dans un pays gouverné par des généraux depuis 1962 et soumis à des sanctions occidentales en raison de violations répétées des droits de l'Homme.

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Règles draconiennes pour la campagne électorale en Birmanie
L`Express - 19 august 2010

La junte birmane a publié jeudi des règles strictes pour encadrer la campagne des élections législatives du 7 novembre, les premières depuis vingt ans dans le pays. Le chef de la junte birmane, le général Than Shwe. La junte birmane a défini des règles strictes pour encadrer la campagne des élections législatives du 7 novembre, les premières depuis vingt ans dans le pays.

La commission électorale autorise ainsi les autorités à interdire aux manifestants de "brandir des drapeaux et de crier des slogans" susceptibles de nuire à la tranquillité publique. Les partis politiques devront demander une semaine à l'avance l'autorisation d'organiser une manifestation, afin que les forces de l'ordre puissent "assurer la sécurité" du rassemblement.

Les discours et les articles "salissant l'image" de l'Etat ou des autorités militaires seront rigoureusement interdits. Tout contrevenant ne pourra se présenter aux élections. Quarante formations politiques, pour la plupart représentant des groupes ethniques, sont jusqu'ici sur les rangs pour le scrutin de novembre afin d'obtenir des élus à l'Assemblée nationale, au Sénat ou dans l'une des quatorze assemblées régionales. Vendredi dernier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exhorté la junte birmane à faire en sorte que les élections soient "libres et honnêtes".

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Réagir Birmanie: le parti soutenu par la junte ouvre des bureaux dans le pays
AP - 20 august 2010

Un parti politique soutenu par la junte au pouvoir en Birmanie a ouvert des bureaux à travers tout le pays vendredi, quelques mois après la dissolution officielle de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kii, à l'heure où le pays se prépare aux élections générales de novembre.

Un porte-parole du Parti de l'Union, de la solidarité et du développement a précisé que la formation avait ouvert son siège à Naypyitaw, la capitale administrative du pays, et plusieurs bureaux, notamment à Rangoon, la plus grande ville de Birmanie. Ce parti est dirigé par le Premier ministre Thein Sein.

Les premières élections depuis vingt ans seront organisées le 7 novembre en Birmanie. La LND de la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, dont la victoire aux dernières élections en 1990 n'avait pas été reconnue, boycotte le scrutin. La formation a été officiellement dissoute en mai, en raison de son refus de s'inscrire aux élections, mais ses dirigeants ont assuré qu'ils maintiendraient l'organisation pour poursuivre la lutte en faveur de la démocratie.

Le Parti de l'Union, de la solidarité et du développement est issu d'une association du même nom appuyée par la junte, et fondée en 1993, qui tire une grande partie de son soutien de l'administration. En avril dernier, elle a donné lieu à la création d'un parti, quelques jours après la démission de Thein Sein et de 26 membres du cabinet de leurs postes militaires afin de satisfaire aux critères d'éligibilité. Le parti devrait obtenir la majeure partie des suffrages en novembre.

A Rangoon, le maire Aung Thein Linn a dévoilé le panneau d'affichage du parti, criant trois fois "Victoire" et balayant les inquiétudes de la communauté internationale sur le caractère libre et équitable du scrutin. "Que la communauté internationale accepte le résultat ou pas n'a pas d'importance", a-t-il lancé, en réponse aux questions des journalistes. "Si les gens votent pour nous, nous l'emporterons".

Quarante-sept partis se sont inscrits en prévision des élections et une autorisation a été à ce jour donnée à 41 d'entre eux. Jeudi, la commission électorale a publié une liste des règles censées garantir des législatives "libres et justes" en novembre. Les candidats devront notamment demander une autorisation une semaine avant de faire campagne, ne pourront pas tenir de discours susceptible de "ternir" l'image du régime militaire, et ne devront pas lancer des slogans lors des défilés, selon le journal "Nouvelle lumière du Myanmar" détenu par le pouvoir.

Le vice-président de la LND Tin Oo a expliqué les raisons pour lesquelles son mouvement boycottait le scrutin jeudi, observant que la constitution rédigée par l'armée et les lois électorales n'assureraient pas la démocratie et les droits de l'Homme dans le pays. Il a précisé que la LND souhaitait informer les électeurs qu'ils ont le droit de ne pas voter.

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-  Des élections hautement controversées sont fixées au 7 novembre
-  L`opposition envisage le boycott
-  Appel à libérer des prisonniers
-  Inde: Crédit de 130 M d'euros à la Birmanie
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En Birmanie, des élections hautement controversées sont fixées au 7 novembre
AFP - 13 august 2010

Les généraux au pouvoir en Birmanie ont fixé au 7 novembre des élections législatives, organisées pour la première fois depuis vingt ans mais dont la communauté internationale estime déjà qu'elles seront dépourvues de toute légitimité démocratique.

Le scrutin sera marqué par l'exclusion de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, 65 ans, qui a passé la majeure partie des 20 dernières années en prison ou en résidence surveillée et dont le parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été dissous en mai pour avoir décidé de boycotter le scrutin. Les dernières législatives en Birmanie remontent à 1990. La LND de Mme Suu Kyi, fondée en 1988 après un soulèvement contre la junte de l'époque, avait très largement gagné le scrutin, mais les résultats n'ont jamais été reconnus par les militaires.

Cette fois-ci, un quart des sièges au Parlement seront réservés aux militaires, ce qui devrait éviter à la junte du généralissime Than Shwe tout risque de revers majeur. "Le régime militaire a retenu la leçon, il utilise donc tous les moyens possibles pour que ses partisans remportent les élections", a estimé Naing Aung, membre du Forum pour la démocratie en Birmanie, basé en Thaïlande.

Parmi la quarantaine de formations enregistrées pour le scrutin figure le Parti de l'Union, de la solidarité et du développement (USDP) créé par le Premier ministre Thein Sein et plusieurs ministres qui ont récemment quitté l'armée. "S'il y avait un processus libre et équitable, nous sommes convaincus à 100% que les partis soutenus par les militaires ne gagneraient pas", a ajouté Naing Aung.

En mars, des lois encadrant strictement les élections ont interdit aux partis de conserver parmi leurs membres tout prisonnier politique. La LND a dû choisir entre renoncer au scrutin ou exclure Mme Suu Kyi qui purge actuellement une énième peine d'assignation à résidence. Le parti a décidé de boycotter les élections et a été dissous. Certains de ses cadres, en désaccord avec cette stratégie, ont créé la NDF (Force nationale démocratique).

Les élections "ne peuvent pas être libres et justes", a déclaré à l'AFP Nyan Win, longtemps porte-parole de la LND. "Nous ne jouissons toujours pas de la liberté d'expression ou d'information". Sans leur dirigeante charismatique, icône de la résistance pacifique au pouvoir militaire, la NDF et tout autre parti d'opposition ont peu de chances de rééditer le triomphe de la LND en 1990.

Réagissant à l'annonce de la date du scrutin, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la junte à libérer les prisonniers politiques avant le 7 novembre. M. Ban "réitère son appel aux autorités birmanes à honorer la promesse qu'elles ont faite publiquement de tenir des élections libres, équitables et sans exclusive", a déclaré son porte-parole Martin Nesirky.

Le gouvernement britannique a lancé un appel similaire en soulignant qu'autrement, le scrutin "n'aura pas de légitimité ni de crédibilité au niveau international". De son côté, le département d'Etat américain a estimé vendredi que les élections ne pourront pas être "crédibles", compte tenu de l'"atmosphère politique répressive" qui règne dans le pays.

Certains partis pro-démocratiques birmans ont déjà émis des réserves sur la préparation du vote. Thu Wai, président du Parti démocratique, a dénoncé des manoeuvres d'intimidation menées par la police, dont ont été victimes certains de ses membres.

Un autre candidat, Phyo Min Thein, ancien prisonnier politique, a démissionné de la présidence du Parti de l'union démocratique en affirmant qu'il ne participerait pas à un scrutin "ni libre, ni équitable". Le mois dernier, les Etats-Unis avaient exprimé leur inquiétude devant un "processus électoral défectueux" dans un pays gouverné par des généraux depuis 1962 et soumis à des sanctions occidentales en raison de violations répétées des droits de l'Homme.

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Birmanie: L'opposition envisage le boycott
JDD - 11 August 2010

Le Parti démocratique de l'Union (UDP), l'un des principaux partis birmans d'opposition a menacé mercredi de boycotter les élections qui doivent se tenir en 2010 si elles risquaient d'être truquées. "Nous nous efforcerons de faire de notre mieux pour que les prochaines élections soient libres et honnêtes. Si nous pensons que cela ne peut pas être le cas, nous déciderons de nous retirer", a ainsi confié à Reuters Thein Htay, président de l'UDP.

Quarante partis se sont fait enregistrer auprès de la Commission électorale nommée par les militaires, qui doit encore décider qui sera autorisé à participer au premier gouvernement civil du pays depuis près d'un demi siècle.

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Birmanie: appel à libérer des prisonniers
Le Figaro - 13 August 2010

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte la junte militaire au pouvoir en Birmanie à libérer les prisonniers politiques avant les élections, a déclaré aujourd'hui son porte-parole, Martin Nesirky. Ayant "pris note" de l'annonce que les élections auront lieu le 7 novembre, M. Ban "réitère son appel aux autorités birmanes à honorer la promesse qu'elles ont faite publiquement de tenir des élections libres, équitables et sans exclusive, afin de faire avancer les perspectives de paix, de démocratie et de développement en Birmanie", a dit M. Nesirky.

"Le secrétaire général exhorte fermement les autorités à assurer que les libertés fondamentales de tous les citoyens soient respectées et à libérer sans retard tous les prisonniers politiques encore détenus, afin qu'ils puissent participer librement à la vie politique de leur pays", a-t-il ajouté.
Les généraux au pouvoir en Birmanie ont fixé au 7 novembre des élections législatives, organisées pour la première fois depuis vingt ans mais dont la communauté internationale estime déjà qu'elles seront dépourvues de toute légitimité .

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Inde: Crédit de 130 M d'euros à la Birmanie
Europe1.fr -  28 Juillet 2010

Publié le 28 Juillet 2010 à 10h11 Mis à jour le 28 Juillet 2010 à 10h12

L'Inde a accordé à la Birmanie 130 millions de dollars de crédit pour divers projets d'infrastructures à l'occasion de la visite d'Etat controversée du chef de la junte birmane, le général Than Shwe, a annoncé le ministère indien des Affaires étrangères. Le chef de la junte, s'est rendu mercredi à Hyderabad (sud) pour rencontrer des industriels du secteur informatique.

Les deux pays ont signé mardi une série d'accords, dont l'un portant sur le renforcement de la sécurité le long de leur frontière commune, dans un contexte où l'Inde tente d'enrayer les activités de séparatistes tribaux. L'Inde a aussi accordé 60 millions de dollars au régime militaire birman pour la construction d'une route reliant la Birmanie à l'Etat indien du Mizoram (nord-est). La banque indienne EXIM a par ailleurs accordé une ligne de crédit de 60 millions de dollars pour divers projets ferroviaires. New Delhi s'est aussi engagé à verser 10 millions de dollars pour l'achat d'équipements agricoles.

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-  L'Inde accueille avec les honneurs le chef de la junte birmane
-  Inde: Crédit de 130 M d'euros à la Birmanie
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L'Inde accueille avec les honneurs le chef de la junte birmane
AFP - 25 juillet 2010

L'Inde a déroulé le tapis rouge mardi au chef de la junte birmane, le généralissime Than Shwe, pour une visite d'Etat officielle sévèrement critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme qui y voient une acceptation tacite du régime. Than Shwe a été reçu avec les honneurs lors d'une cérémonie au palais présidentiel à New Delhi.

Le généralissime, qui réprima d'une main de fer les manifestations pro-démocratiques menées par les moines en 2007, a ensuite déposé une gerbe au mausolée du Mahatma Gandhi, père de la nation indienne et apôtre de la non-violence. L'homme fort du régime birman, âgé de 77 ans, a rencontré le ministre des Affaires étrangères S.M. Krishna et devait s'entretenir plus tard dans la journée avec le Premier ministre Manmohan Singh.

"L'Inde et la Birmanie entretiennent de très bonnes relations. L'objectif de la visite est d'améliorer les relations existantes et la coopération économique", a déclaré le ministre birman pour le développement économique, U. Soe Tha. "Nous voulons encourager le secteur privé indien à travailler avec nous", a-t-il ajouté devant une délégation d'hommes d'affaires indiens.

Auparavant fervente partisane de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, l'Inde a commencé à se rapprocher de la junte au milieu des années 90 lorsque les priorités énergétiques et stratégiques l'ont emporté sur les préoccupations en matière de démocratie et de respect des droits de l'Homme. L'Inde, intéressée par les champs gaziers et pétroliers en Birmanie, cherche à concurrencer dans la région son principal rival économique, la Chine, partenaire commercial et investisseur clé pour la junte.

Le mois dernier, le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'est rendu en Birmanie pour signer une rafale d'accords commerciaux, financiers, énergétiques, scientifiques et technologiques.L'Inde est le quatrième partenaire commercial de la Birmanie, derrière la Thaïlande, la Chine et Singapour. Le pays est notamment présent dans l'énergie: deux entreprises publiques font partie d'un consortium travaillant à l'extraction de gaz naturel au large de l'Etat d'Arakan, dans l'ouest du pays.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont sévèrement critiqué la décision de l'Inde d'accorder la légitimité d'une visite d'Etat officielle à celui qui est considéré comme un paria dans de nombreux pays occidentaux. "M. Singh devrait exprimer publiquement une critique de principe sur le truquage des lois électorales en Birmanie et sur les restrictions persistantes des libertés fondamentales", a déclaré Elaine Pearson, directrice pour l'Asie de l'organisation Human Rights Watch (HRW).

La junte, au pouvoir depuis près de cinquante ans, a prévu des élections législatives cette année. Mais la communauté internationale dénonce depuis des mois un processus qui exclut la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. Dans une lettre ouverte à Manmohan Singh, la Fédération internationale des droits de l'Homme, qui représente 164 organisations dans le monde, a estimé que des rencontres de haut niveau entre l'Inde et la Birmanie "servent à perpétuer la dictature militaire en Birmanie". Lundi, une centaine de manifestants se sont rassemblés dans la capitale indienne pour protester contre la venue du chef de la junte, décrit sur des banderoles comme un dictateur militaire et un "meurtrier d'innocents".

La Birmanie est soumise à des sanctions économiques de la part des Etats-Unis et de l'Union européenne, qui lui reprochent ses violations des droits de l'Homme et le maintien en détention d'Aung San Suu Kyi. L'efficacité de ces mesures est cependant très atténuée par les investissements réguliers des voisins de la Birmanie.

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Inde: Crédit de 130 M d'euros à la Birmanie
Europe1.fr - 28 Juillet 2010

L'Inde a accordé à la Birmanie 130 millions de dollars de crédit pour divers projets d'infrastructures à l'occasion de la visite d'Etat controversée du chef de la junte birmane, le général Than Shwe, a annoncé le ministère indien des Affaires étrangères. Le chef de la junte, s'est rendu mercredi à Hyderabad (sud) pour rencontrer des industriels du secteur informatique. Les deux pays ont signé mardi une série d'accords, dont l'un portant sur le renforcement de la sécurité le long de leur frontière commune, dans un contexte où l'Inde tente d'enrayer les activités de séparatistes tribaux.

L'Inde a aussi accordé 60 millions de dollars au régime militaire birman pour la construction d'une route reliant la Birmanie à l'Etat indien du Mizoram (nord-est). La banque indienne EXIM a par ailleurs accordé une ligne de crédit de 60 millions de dollars pour divers projets ferroviaires. New Delhi s'est aussi engagé à verser 10 millions de dollars pour l'achat d'équipements agricoles.

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-  L'Inde accueille avec les honneurs le chef de la junte birmane
-  Les élections au Myanmar seront un test pour la crédibilité de l’ASEAN
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L'Inde accueille avec les honneurs le chef de la junte birmane
AFP_27 juillet 2010

L'Inde a déroulé le tapis rouge mardi au chef de la junte birmane, le généralissime Than Shwe, pour une visite d'Etat officielle sévèrement critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme qui y voient une acceptation tacite du régime. Than Shwe a été reçu avec les honneurs lors d'une cérémonie au palais présidentiel à New Delhi. Le généralissime, qui réprima d'une main de fer les manifestations pro-démocratiques menées par les moines en 2007, a ensuite déposé une gerbe au mausolée du Mahatma Gandhi, père de la nation indienne et apôtre de la non-violence.

L'homme fort du régime birman, âgé de 77 ans, a rencontré le ministre des Affaires étrangères S.M. Krishna et devait s'entretenir plus tard dans la journée avec le Premier ministre Manmohan Singh."L'Inde et la Birmanie entretiennent de très bonnes relations. L'objectif de la visite est d'améliorer les relations existantes et la coopération économique", a déclaré le ministre birman pour le développement économique, U. Soe Tha. "Nous voulons encourager le secteur privé indien à travailler avec nous", a-t-il ajouté devant une délégation d'hommes d'affaires indiens. Auparavant fervente partisane de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, l'Inde a commencé à se rapprocher de la junte au milieu des années 90 lorsque les priorités énergétiques et stratégiques l'ont emporté sur les préoccupations en matière de démocratie et de respect des droits de l'Homme.

L'Inde, intéressée par les champs gaziers et pétroliers en Birmanie, cherche à concurrencer dans la région son principal rival économique, la Chine, partenaire commercial et investisseur clé pour la junte.Le mois dernier, le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'est rendu en Birmanie pour signer une rafale d'accords commerciaux, financiers, énergétiques, scientifiques et technologiques. L'Inde est le quatrième partenaire commercial de la Birmanie, derrière la Thaïlande, la Chine et Singapour. Le pays est notamment présent dans l'énergie: deux entreprises publiques font partie d'un consortium travaillant à l'extraction de gaz naturel au large de l'Etat d'Arakan, dans l'ouest du pays.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont sévèrement critiqué la décision de l'Inde d'accorder la légitimité d'une visite d'Etat officielle à celui qui est considéré comme un paria dans de nombreux pays occidentaux. "M. Singh devrait exprimer publiquement une critique de principe sur le truquage des lois électorales en Birmanie et sur les restrictions persistantes des libertés fondamentales", a déclaré Elaine Pearson, directrice pour l'Asie de l'organisation Human Rights Watch (HRW).

La junte, au pouvoir depuis près de cinquante ans, a prévu des élections législatives cette année. Mais la communauté internationale dénonce depuis des mois un processus qui exclut la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. Dans une lettre ouverte à Manmohan Singh, la Fédération internationale des droits de l'Homme, qui représente 164 organisations dans le monde, a estimé que des rencontres de haut niveau entre l'Inde et la Birmanie "servent à perpétuer la dictature militaire en Birmanie".

Lundi, une centaine de manifestants se sont rassemblés dans la capitale indienne pour protester contre la venue du chef de la junte, décrit sur des banderoles comme un dictateur militaire et un "meurtrier d'innocents". La Birmanie est soumise à des sanctions économiques de la part des Etats-Unis et de l'Union européenne, qui lui reprochent ses violations des droits de l'Homme et le maintien en détention d'Aung San Suu Kyi. L'efficacité de ces mesures est cependant très atténuée par les investissements réguliers des voisins de la Birmanie.

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Les élections au Myanmar seront un test pour la crédibilité de l’ASEAN
ÉFAI - 16 juillet 2010

Les pays d’Asie du Sud-Est doivent faire pression sur le gouvernement du Myanmar pour qu’il protège les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association pendant et après la période électorale, a déclaré Amnesty International le 16 juillet à la veille de la réunion des ministres de l’ASEAN à Hanoï.

L’ASEAN a répété à de nombreuses reprises que les élections doivent se dérouler « de manière ouverte, libre et équitable ». Pourtant ces appels ne vont pas assez loin et n’attirent pas l’attention sur les droits humains les plus en danger dans la période électorale. De fait, le gouvernement du Myanmar n’a pris aucune mesure pour améliorer son bilan très médiocre en matière de droits humains à l’approche du scrutin.

Plus de 2 200 prisonniers politiques languissent toujours derrière des barreaux au Myanmar. C’est le double du nombre enregistré depuis le début des manifestations anti-gouvernementales massives d’août-septembre 2007 – terrible illustration de la situation dramatique des droits humains dans ce pays.En vertu des nouvelles lois électorales adoptées en mars, aucun prisonnier politique ne peut prendre part aux élections et notamment pas Aung San Suu Kyi. Ces mêmes lois leur interdisent également toute appartenance à un parti politique.

Lors de la réunion des ministres, l’ASEAN doit appeler sans ambiguïté à la libération immédiate sans condition de tous les prisonniers d’opinion, un point qui a été ostensiblement oublié lors du sommet de l’ASEAN à Hanoï en avril. Les lois électorales établissent également une liste d’infractions et de sanctions, parmi lesquelles – en violation flagrante de la liberté d’expression – une disposition formulée en termes vagues concernant les personnes qui en « exhorteraient » d’autres à voter ou à ne pas voter aux élections.

De plus, une directive du 21 juin émise par la Commission de l’union électorale précise que les partis politiques « présentant un risque pour la sécurité, l’ordre public et la paix sociale » sont interdits de campagne. Cette règlementation autorise une interprétation excessivement large de ce qui constitue une menace pour la « sécurité ». Depuis des dizaines d’années, les autorités ont recours à des lois formulées en termes délibérément vagues pour criminaliser arbitrairement toute contestation politique pacifique.

Les nouvelles règles de la censure, instituées en juin, servent également à étouffer toute ébauche de journalisme indépendant autour du processus électoral. Les « trois libertés » - d’expression, de réunion pacifique et d’association – doivent être préservées pour tous, que les personnes choisissent de participer ou non aux élections. L’attitude adoptée par l’ASEAN, qui consiste à « attendre de voir » ce qui va se passer , ne suffit pas. Les pays de l’ASEAN doivent également être préparés à s’exprimer avec force si des personnes sont harcelées et arrêtées pour leurs opinions et leurs activités politiques pacifiques dans la période précédant les élections. Ne pas répondre à ces défis urgents risque de remettre en question la crédibilité de l’ASEAN au niveau international. Il est crucial que l’ASEAN saisisse cette occasion pour faire avancer la situation des droits humains au Myanmar.

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-  Birmanie: un ancien collaborateur d'Aung San Suu Kyi libéré de prison
-  Total accusé de «complicité d'assassinats et de travail forcé» en Birmanie
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Birmanie: un ancien collaborateur d'Aung San Suu Kyi libéré de prison
nouvelobs.com - 15 juillet 2010

Un ancien collaborateur de l'opposante birmane et lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a été libéré jeudi après avoir passé 14 ans derrière les barreaux. Un responsable qui a requis l'anonymat a confirmé la libération de Win Htein, âgé de 68 ans, précisant qu'il serait transféré du nord de la Birmanie où il était incarcéré, à Rangoon où vit sa famille.

"Win Htein a été libéré aujourd'hui de la prison de Kathar. Je suis très heureux" qu'il ait recouvré la "liberté mais il a été relâché" parce que la durée de sa détention était terminée, a souligné Nyan Win, un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie -aujourd'hui dissoute- d'Aung San Suu Kyi.

Win Htein purgeait une peine de 14 ans d'emprisonnement sous l'accusation d'avoir fourni de fausses informations à la presse étrangères, selon l'organisation américaine Campaign for Burma, qui agit contre l'aide à la junte au pouvoir. Il avait été brièvement relâché en 2008 à l'occasion d'une amnistie, avant d'être à nouveau arrêté 17 heures plus tard sans explication.

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Total accusé de «complicité d'assassinats et de travail forcé» en Birmanie
Libération - 51 juillet 2010

Exécutions, travail forcé, expropriations et soutien financier à la junte, les nouvelles accusations portées à l'encontre de Total en Birmanie sont sévères. Dans un rapport publié ce matin que Libération s'est procuré, l'ONG américano-thaïlandaise Earth Rights International (ERI) accuse le géant pétrolier français et ses partenaires américain (Chevron) et thaïlandais de «complicité d'assassinats ciblés, de travail forcé».

ERI écrit également que le gisement gazier de Yadana, géré par ces compagnies pétrolières dans le sud du pays, demeure la «principale source de revenus d'une dictature militaire notoirement répressive». Et, comme elle l'a déjà fait en avril, appelle les compagnies à une plus grande transparence (lire ici).

Ces accusations ne sont pas nouvelles. En septembre dernier, ERI publiait deux rapports accablants pour Total (lire ici) montrant, chiffres et témoignages à l'appui, comment le groupe pétrolier entretenait des liens très troubles avec le régime birman.

«Charte éthique» et «éliminations ciblées»

Mais dix mois plus tard, ERI ne constate pas franchement d'améliorations. Pis, dans son dernier document, l'ONG détaille de nouvelles violations des droits de l'homme et révèle que l'exploitation de Yadana par Total et ses partenaires a «généré plus de 9 milliards de dollars (7,17 milliards d'euros, ndlr) en Birmanie depuis 1998». Ces accusations montre à nouveau le grand écart auquel se livre Total en Birmanie: elle brandit sa «charte éthique» et cite les droits sociaux et des droits de l'homme qui ne sont pourtant guère appliqués sur le terrain. Contacté vendredi, le groupe pétrolier français n'a pas souhaité s'exprimer avant d'avoir lu les 49 pages de l'enquête.

Ces douze derniers mois, ERI a rassemblé plusieurs témoignages dans la zone du pipeline de Yadana. L'un d'eux rapporte l'exécution de deux hommes de l'ethnie Mon, dans le village Ahlersakan. Ces «éliminations ciblées», selon EarthRights International, auraient été commandités par «l'officier Balay (aka) Nyi Nyi Soe du bataillon 282 spécialement chargé de la sécurité du personnel des compagnies pétrolières et du gazoduc».

Total et Chevron ont confié leur sécurité et celle de leurs installations à l'armée birmane. Pas moins de 14 bataillons seraient déployés dans la région de Tenasserim où est installé le gisement et le pipeline reliant la mer d'Andaman à la Thaïlande. Là, dans un corridor long de 60 km, vivent près de 50.000 personnes. C'est dans cette zone que les villageois sont forcés à s'entraîner pour aider l'armée à sécuriser les lieux. Des témoins indiquent que certains entraînements obligatoires ont duré tout le mois de février et qu'ils devaient financer de leur poche les opérations.

«Total nous a payé chacun»

D'autres villageois ont précisé des cas de travail forcé, une accusation récurrente pour Total qui s'est pourtant engagé à lutter contre ce fléau en collaborant avec l'Organisation internationale du travail. ERI avance qu'«entre fin 2009 et début 2010», des soldats en nombre ont réquisitionné des habitants pour «porter des charges, servir de guide dans la jungle, creuser des tranchées, dans les villages de Zinba, Kaleingaung, Michaunglaung, etc.»

Plus grave, il semble même que Total ait été informé d'au moins un cas de travail forcé. Un villageois de Zinba raconte: «A la fin de l'année 2009, j'ai dû aller nettoyer le campement du bataillon 410. Notre chef de village nous a demandé de couper la pelouse pour les soldats. Plus tard, Total est venu et nous a payés 3000 Kyat (2,40 euros environ) chacun pour avoir taillé de l'herbe avec nos engins.»

Dans la seconde partie du rapport, EarthRights International revient sur les revenus dégagés dans le projet Yadana. Grâce à de nouveaux documents, ERI va plus loin que l'année dernière et estime que les compagnies pétrolières auraient généré quelque 9,031 milliards de dollars (7,2 milliards d'euros). Sur cette somme, 1,679 milliard de dollars (1,33 milliard d'euros) auraient payé «les coûts de développement et de fonctionnement». Les généraux birmans auraient perçu 4,599 milliards de dollars (3,65 milliards d'euros). Une bonne part de cette somme serait sur des comptes de deux banques offshore: Overseas Chinese Banking Corporation (OCBC) et DBS Group à Singapour. Matthew Smith croit savoir qu'une part de ces «fonds est conservée sur des comptes privées de personnes physiques» afin d'échapper à l'attention des listes de sanctions internationales.

En 2009, ERI écrivait que «Yadana a été un élément décisif permettant au régime militaire birman d'être financièrement solvable». Autrement dit, il a pu «à la fois ignorer la pression des gouvernements occidentaux et refuser au peuple birman toute demande démocratique». Cette année, l'ONG avance que ces fonds pourraient «servir à des fins diverses, comme l'acquisition illégale de technologies nucléaires ou d'armes balistiques». Mais, même en reprenant des informations publiées en juin sur les intentions nucléaires de la Birmanie, le rapport n'apporte aucun nouvel élément de preuve sur cette question.

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-  D'ex-partisans d'Aung San Suu Kyi autorisés à former un nouveau parti
-  Total et BNP Paribas accusés de «complicité» avec la junte birmane
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D'ex-partisans d'Aung San Suu Kyi autorisés à former un nouveau parti
AFP - 9 juillet 2010

D'ex-membres du parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) récemment dissoute par la junte, ont été autorisés à former un nouveau parti pour les élections législatives, ont rapporté vendredi les médias officiels. Ces anciens militants de la LND ont obtenu l'autorisation de lancer une nouvelle formation, la Force démocratique nationale (NDF), pour participer aux élections législatives, organisées cette année pour la première fois depuis 20 ans, ont annoncé la télévision et la radio d'Etat.

En mars, les lois qui encadrent les élections ont interdit aux partis de conserver parmi leurs membres tout prisonnier politique. La LND a dû choisir entre renoncer au scrutin ou exclure Mme Suu Kyi, qui purge actuellement une énième peine de résidence surveillée. Elle a décidé de boycotter les élections et a été en conséquence dissoute par le pouvoir. Certains de ses cadres, en désaccord avec cette stratégie, ont créé la NDF, dont l'enregistrement était entre les mains de la commission électorale.

"C'est une victoire pour le peuple", a déclaré un responsable de la NDF, Khin Maung Swe, après l'annonce de l'autorisation de créer le nouveau parti. "Je suis heureux pour le peuple, car nous pourrons officiellement lutter pour la démocratie", a-t-il dit par téléphone à l'AFP. "Nous formerons officiellement notre comité central dans la semaine qui vient", a-t-il annoncé.

La situation de ces derniers mois a accru les frictions entre les tenants de la ligne dure au sein de la LND et des personnalités plus modérées, convaincues de la nécessité de participer aux élections même si les partis d'opposition sont muselés. D'anciens membres de la LND ont notamment porté plainte devant la commission électorale, accusant les militants de la NDF de copier son symbole historique, un chapeau de bambou. Khin Maung Swe a confirmé vendredi que la NDF ne comptait pas ôter ce symbole de son logo. "Notre logo est un chapeau de bambou doré et deux étoiles", a-t-il déclaré.

A ce jour, 38 partis politiques, sur 43 demandes, ont été enregistrés pour les élections législatives.

La communauté internationale a condamné à plusieurs reprises ce scrutin, dont la date n'a pas encore été annoncée, et dont elle estime qu'il sera dépourvu de toute légitimité démocratique.

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Total et BNP Paribas accusés de «complicité» avec la junte birmane
Liberation - 6 juillet 2010

Les nouvelles accusations portées à l’encontre de Total par Earthrights International (ERI) sont sévères. Dans un rapport publié hier à Paris, l’ONG américano-thaïlandaise avance que le groupe pétrolier français et ses partenaires Chevron (américain) et PTTEP (thaïlandais) se rendent «complices d’assassinats ciblés et de travail forcé» en Birmanie. ERI écrit que le gisement gazier de Yadana, dans le sud du pays, constitue la «principale source de revenus d’une dictature militaire notoirement répressive».

Ces accusations ne sont pas nouvelles. ERI les avait déjà étayées l’année dernière (Libération du 10 septembre). Mais dix mois plus tard, l’ONG fait état de nouveaux cas d’«éliminations ciblées» dans le village d’Ahlersakan. Elles auraient été commanditées par «l’officier Balay (aka) Nyi Nyi Soe, du bataillon 282, spécialement chargé de la sécurité du personnel des compagnies pétrolières et du gazoduc», écrit ERI. L’ONG affirme qu’«entre fin 2009 et début 2010», des soldats en nombre ont réquisitionné des habitants pour «porter des charges, servir de guide dans la jungle, creuser des tranchées, dans les villages de Zinba, Kaleingaung, Michaunglaung, etc.» Il semble même que Total ait été informé d’au moins un cas de travail forcé, avant de compenser les villageois.

L’autre partie du rapport concerne la rente encaissée par le régime. ERI affine ses chiffres. Entre 1998 et 2009, les compagnies pétrolières auraient généré 9,031 milliards de dollars (7,2 milliards d’euros). Sur cette somme, 1,679 milliard de dollars aurait payé «les coûts de développement et de fonctionnement». La junte aurait empoché 4,599 milliards de dollars. L’année dernière, ERI écrivait que cette manne détournée par les généraux était «localisée dans deux banques offshore à Singapour, réputées pour abriter des fonds des gouvernements de la région et des diasporas» : la Overseas Chinese Banking Corporation et le DBS Group.

Hier, Matthew Smith, le consultant d’ERI, a également mis en cause la banque française BNP Paribas, qui serait «l’agent payeur de Total pour ses projets en Birmanie». Selon des «informations de septembre 2003», BNP Paribas intervient dans le «projet à travers BNP Paribas Jersey Trust, basé dans les îles anglo-normandes. Et de hauts responsables de la junte possèdent des comptes à la branche de Singapour de BNP Paribas», assure Smith. La banque française nous a précisé qu’elle «n’était plus agent payeur de Total depuis 2008».

Le groupe pétrolier s’est dit, lui, «scandalisé par ces accusations et ces allégations qui reposent sur des amalgames, des interprétations tendancieuses et une vision déconnectée de la réalité birmane, nous a affirmé Jean-François Lassalle, directeur des relations extérieures. Total œuvre pour un respect des droits de l’homme et pour une meilleure gouvernance.» Selon lui, le groupe «milite pour une plus grande transparence des revenus dans le respect des lois locales».

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-  Birmanie. Nouvelles accusations contre Total
-  De hauts fonctionnaires chinois et birman s'engagent à promouvoir les relations
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Birmanie. Nouvelles accusations contre Total
Le Telegramme - 6 juillet 2010

Une ONG accuse les compagnies pétrolières présentesen Birmanie de complicité avec la junte au pouvoir.

Sale temps pour les compagnies pétrolières. Alors que BP s'englue jour après jour dans sa marée noire, une ONG américaine, EarthRights International (ERI), met en cause d'autres acteurs importants du secteur. Sur le banc des accusés, le Français Total et l'Américain Chevron (et le Thaïlandais PTTEP). Il s'agit en effet des trois compagnies pétrolières étrangères exploitant le champ gazier de Yadana, en Birmanie. L'ONG estime qu'entre1998 et2009 plus de 4,5milliards de dollars ont été versés à la junte au pouvoir (sur 9milliards de dollars de revenus générés par le gisement). Elle accuse donc ces compagnies de «soutenir un régime qui a commis depuis des décennies de nombreuses atteintes aux droits de l'homme» et de «financer un programme clandestin d'acquisition de l'arme nucléaire». Le régime birman est, en effet, soupçonné de vouloir acquérir l'arme atomique.

ERI précise cependant ne pas militer «pour un départ de Total, Chevron ou PTTEP de la Birmanie, mais pour que justice soit rendue aux victimes des violations des droits de l'homme et pour que les revenus issus des ressources naturelles birmanes soient partagés de manière responsable et bénéficient au peuple birman». Total n'a pas répondu aux sollicitations de l'ONG.

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De hauts fonctionnaires chinois et birman s'engagent à promouvoir les relations
Radio Chine Internationale - 6 juillet 2010

De haut fonctionnaires chinois et birman se sont engagés lundi à Beijing à poursuivre leur coopération substantielle à l'occasion du 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Myanmar. Li Changchun, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), est parvenu lundi à ce consensus avec Tin Aung Myint Oo, premier secrétaire du Conseil d'Etat de paix et de développement du Myanmar.

M. Li a apprécié le développement des relations bilatérales, indiquant que les deux parties se sont traitées sur un pied d'égalité et avec le même respect. Saluant l'adhésion du Myanmar à la politique d'une seule Chine, M. Li s'est engagé à promouvoir les relations bilatérales dans des domaines variés.

Tin Aung Myint Oo a remercié la Chine de son soutien et a promis de mettre en oeuvre les consensus atteints par les dirigeants des deux pays, afin de consolider les relations de bon voisinage et d'amitié.

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